Résumé actualité Francophone du VENDREDI 21 Novembre 2008
(Publication: du lundi au samedi)
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Allemagne : Un Berlinois exclu de la faculté par les Nazis en 1943 à cause de ses ascendances juives s'est vu délivrer son diplôme de doctorat avec 65 ans de retard. Dimitri Steiner, 88 ans, a reçu des mains du président de l'université de technologie de Berlin son diplôme en ingénierie électrique après avoir soutenu sa thèse, ce qu'il n'avait pas pu faire à l'époque. Stein avait survécu à l'Holocauste grâce à la complicité de son maître de thèse avant d'émigrer en 1947 aux Etats-Unis où il travailla comme ingénieur et enseignant. "Après la guerre, M. Stein avait demandé à l'université de technologie s'il pouvait se réinscrire afin de passer ses examens, mais sa requête avait été refusée", a expliqué un porte-parole de l'université dans un communiqué. "Au mois d'août, l'administration de la faculté a été informée de cet incident et a décidé que le seul moyen de lui rendre justice était de l'autoriser à passer l'examen maintenant." Stein a donc soutenu la thèse qu'il avait rédigée en 1943 devant un jury d'examinateurs qui a tenu compte des critères d'évaluation de l'époque. "La plus grande partie de sa dissertation avait été perdue au cours de la guerre, mais des extraits avaient été publiés dans le journal de l'académie", a précisé l'université. "Au lieu de fonder nos questions sur le texte original, nous les avons basées sur cet article."

Japon : Les personnes dépressives vont pouvoir suivre une psychothérapie gratuite via leur téléphone portable au Japon, grâce au nouveau service inventé par un célèbre professeur de l'archipel. "Cela peut aider les gens au moment où ils en ont besoin ou quand ils ressentent le 'blues', un moyen de prévention au quotidien contre la dépression en quelque sorte", a expliqué à l'AFP le professeur Yutaka Ohno, de l'Université Keio, à l'origine du projet. Le site explique les symptômes de la dépression mais prévient qu'il ne peut remplacer un traitement direct et encourage l'utilisateur à consulter un spécialiste s'il souffre d'une dépression sérieuse. Il propose également des petits "trucs" pour voir la vie de façon plus positive et des enseigne des techniques permettant de s'alléger l'esprit, comme la relaxation ou l'affirmation de soi. Longtemps taboue au Japon, la question de la dépression est désormais abordée mais exclusivement sous l'angle pathologique, observe M. Ohno, qui s'est occupé par le passé de la princesse Masako, la femme du prince héritier du Japon souffrant de dépression. Pour preuve, le professeur souligne que la dépression y est appelée "la grippe du coeur".
Source : Zigonet

 

Christine Arron : Christine Arron, qui n'a plus couru depuis son élimination en quart de finale aux jeux Olympiques de Pékin, a renoncé à la saison hivernale suite "à des douleurs récurrentes à la hanche gauche", a indiqué jeudi la Fédération française d'athlétisme (FFA). Ces douleurs, confirmées par une arthroscopie passée mi-novembre, obligent la sprinteuse guadeloupéenne, âgée de 35 ans, à "observer un repos complet jusque la fin de l'année 2008", précise le communiqué. Début septembre, la détentrice du record d'Europe du 100 m (10.73 depuis 1998) avait décidé de mettre un terme à son année 2008 en plein air, expliquant qu'elle s'était blessée aux JO. "J'ai un peu tiré sur le tendon qui était déjà enflammé depuis un mois. Ce n'est pas une déchirure, seulement une désinsertion des fibres tendineuses", avait-elle indiqué. Perturbée depuis 2006 par de multiples pépins de santé, Arron avait connu à Pékin son plus mauvais résultat en trois participations aux jeux Olympiques. Aux Mondiaux 2005 à Helsinki, elle avait remporté les médailles de bronze sur 100 et 200 m. L'année 2009 est centrée sur les Championnats du monde de Berlin, en août.


 

Leonardo DiCaprio : Alors que son dernier ‘Mensonges d'Etat’ cartonne au box-office français avec plus de 500.000 spectateurs cette semaine en France, Leonardo DiCaprio vient d’être élu par le magazine masculin GQ, dans son édition américaine, l’homme de l’année. D’autres personnalités à l’instar du nageur américain Michael Phelps (le meilleur de l'Histoire de la natation), Barack Obama, le premier président noir des États-Unis ou encore l’acteur américain Jon Hamm. Le magazine étasunien a même prévu de sortir quatre éditions collector pour rendre hommage à ses personnalités qui ont changé le monde en 2008.
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et Oui ! c'est possible ! Une adolescente américaine de 14 ans a passé quatre mois sans coeur, reliée à une machine après l'échec d'une première transplantation cardiaque, avant de recevoir un nouveau coeur dans un hôpital de Miami, a annoncé jeudi un des médecins qui a réalisé l'opération. Pendant cette période, D'Zhana a vécu en étant reliée à une machine équipée de deux pompes, l'une pour remplacer le ventricule droit en envoyant le sang dans ses poumons, l'autre pour remplacer le ventricule gauche et propulser le sang dans le reste du corps. "Le premier coeur que nous avons transplanté n'a pas bien fonctionné et il nous a fallu en chercher un second. En attendant, nous avons dû pendant quatre mois la relier à un système de pompes pour la maintenir en vie et maintenir la circulation dans son corps", a expliqué le docteur Marco Ricci, directeur du service de chirurgie cardiaque pédiatrique de l'Ecole de médecine de l'université de Miami (Floride, sud-est). C'est la première fois que ce système de pompes est utilisé en pédiatrie. "Nous pouvons affirmer que jamais une personne aussi jeune n'avait vécu si longtemps sans coeur", a souligné le chirurgien. Le système de pompes utilisé sert par ailleurs le plus souvent à soutenir le coeur et non à le remplacer complètement. La jeune patiente souffrait de cardiomyopathie dilatative. "Le coeur se dilate et fonctionne moins bien. La seule option est une transplantation", a expliqué le médecin. Pendant les deux mois où elle a vécu sans coeur, la jeune fille a subi des complications, notamment une infection pulmonaire et des insuffisances respiratoire, rénale et hépatique. "Puis cela a commencé à s'améliorer et nous avons alors décidé de pratiquer la seconde transplantation, qui s'est mieux passée, ainsi qu'une transplantation rénale le lendemain", a raconté le médecin. "Nous pensons qu'une telle chose n'avait jamais été réalisée auparavant, même si nous ne pouvons pas l'affirmer à 100% parce qu'on ne sait jamais ce qui se passe dans d'autres coins du monde", a dit M. Ricci. La jeune fille a quitté l'hôpital mercredi pour un hôtel proche afin de pouvoir être facilement suivie pendant deux ou trois mois encore. Elle rentrera ensuite chez elle en Caroline du Sud (sud-est).


 

Facebook : Facebook a mis en place un système de vérification des applications qui n’est pas sans rappeler l’App Store d’Apple pour l’iPhone et l’iPod Touch. Le site se propose en effet de vérifier l’intégrité des applications pour les développeurs qui le souhaitent pour garantir leur utilisation par les internautes. Mais le service est payant et provoque la colère.
- 375 dollars par application et par an en tarif normal
- 175 dollars par application et par an en tarif étudiant Pour ce prix, les développeurs vérifient l’intégrité du code et apposent un « label qualité » qui permettra aux applications d’être plus visibles, ne serait-ce que parce que leur validité en elle-même sera un argument d’utilisation.
Mais ce n’est pas tout, car ceux qui auront choisi de payer recevront d’autres avantages :
- 100 dollars de crédits publicitaires
- Un nombre de requêtes à l’application supérieur
- Un système de notifications Le système provoque la colère de certains développeurs qui y voient une injustice. Certaines estiment ainsi que les utilisateurs ne font déjà pas confiance aux applications de Facebook, qui ne jouit pas particulièrement d’une excellente image dans la sécurité. Avec la mise en place de ce système, les applications qui ne seront pas vérifiées apparaitront encore moins attirantes. D’autres se demandent pourquoi il faudrait payer pour compenser l’incapacité de Facebook à contrôler l’envol des premières applications si mal conçues.
source: pcinpact

 

Dubaï, le temple du shopping affecté par la crise : Les grands noms de la distribution à Dubaï, habitués aux dépenses somptuaires de ses clients, commencent eux aussi à ressentir les effets de la crise économique et financière avec des factures à la sortie des magasins beaucoup moins spectaculaires que d'habitude. A Dubaï, qui aime à se présenter comme le poumon financier de la région, le shopping est presque un sport national. Et pourtant un soupçon de peur s'est emparée des esprits. "Sur la dernière semaine en date, le commerce de détail a chuté de 20%. Au début, les gens n'ont pas pris la notion de crise au sérieux. C'est lorsque leurs cartes de crédit ont commencé à être refusées qu'ils se sont rendus compte de la gravité de la situation", a dit à Reuters Mohi-din Bin Hendi, président de Bin Hendi Entreprises. Ce dernier, dont le conglomérat, présent dans la région du Golfe et en Inde, propose des articles allant des canapés aux bijoux, a ajouté que l'entreprise allait prendre des dispositions pour être prêt à une nouvelle baisse des dépenses. Interrogé sur d'éventuelles suppression d'emplois, Bin Hendi a répondu : "Absolument. Nous ne savons pas encore combien". "Les sages ne souffriront pas autant que ceux qui pensent que ce n'est qu'une journée nuageuse et qu'il fera beau demain. Il ne fera pas beau demain aussi facilement", a-t-il ajouté.
DÉPENSES EXTRAVAGANTES
Connu pour ses dépenses extravagantes - des îles artificielles en forme de palmiers et de carte du monde, une piste de ski en plein désert - Dubaï se flatte de sa réputation de première destination mondiale du shopping. Une fois par an, son festival du shopping, parrainé par Dubai Duty Free, attire pendant un mois quelque deux millions de visiteurs, avides d'affaires et de somptueux cadeaux. Mais les consommateurs ont commencé à voir des signes peu réconfortants, conséquence de la crise de crédit. Des entreprises ont, sans faire de bruit, supprimé des emplois ou n'ont pas embauché, selon des recruteurs, alors que la plus grande entreprise cotée du monde arabe Emaar Properties a récemment allongé ses délais de paiement pour l'achat de maisons neuve, au vu la difficulté d'obtention des prêts. La plus grande banque des Émirats arabes unis NBD a cessé de prêter aux étrangers qui travaillent pour des entreprises immobilières de Dubaï par crainte que le ralentissement économique ne mette en péril leurs emplois et leurs revenus. Un prêteur immobilier islamique, Amlak a lui entièrement suspendu les nouveaux prêts.
MOINS DE DÉPENSES PAR PERSONNE
"Il y a moins de bruits de pas dans les magasins, les gens se serrent la ceinture", a dit un gérant de magasin, qui préfère rester anonyme. "Cela n'a jamais été comme ça avant." La crise financière mondiale est arrivée juste au moment où le plus grand centre commercial du monde a ouvert à Dubaï. Cette semaine, c'est le groupe britannique de luxe Burberry qui a annoncé avoir créé une nouvelle entreprise avec son franchisé Jashanmal. Le président du Groupe Jashanmal, Gangu Batra a estimé que la création de la coentreprise avait un sens en raison des liens avec l'entreprise britannique mais a reconnu que le calendrier aurait pu être meilleur. "Maintenant, tout ce que nous pouvons dire, c'est, je l'espère, que cela ne nous touche pas trop", a-t-il dit à Reuters. "Les gens sont encore là, mais les dépenses par personne ont diminué", a-t-il ajouté. Selon un rapport annuel sur le pays en 2007, les visiteurs de Dubaï représentent 69% des dépenses totales de luxe et de loisir. Les autres secteurs de consommation sont aussi concernés par la crise. Une dentiste de Dubaï a confié que son activité avait ralenti de 40% cette année. "Les gens considèrent (les soins) plutôt comme esthétiques qu'essentiels", a-t-elle dit.


 


IRAK : Le gouvernement américain a informé jeudi 172 sociétés de sécurité opérant en Irak qu'elles perdraient leur immunité début 2009, conformément à l'accord en Irak sur le futur statut des forces américaines dans ce pays. Deux hauts responsables de l'administration américaine, l'un représentant le département d'Etat, l'autre le Pentagone, ont indiqué au cours d'une conférence de presse avoir tenu des réunions avec des représentants de leurs sous-traitants respectifs pour les prévenir de leur futur statut en Irak. Ils leur ont lu un communiqué commun prévenant qu'à compter du 1er janvier 2009, "les sous-traitants ne peuvent plus espérer bénéficier de la large immunité qui leur a été conférée depuis 2003". "Le Premier ministre (irakien Nouri) Maliki et d'autres responsables politiques irakiens ont dit publiquement qu'ils prévoyaient de prendre les mesures légales nécessaires pour lever cette immunité très rapidement", ajoute ce communiqué. "A l'avenir, les sociétés de sécurité doivent s'attendre à se soumettre pleinement aux codes civil et criminel irakiens et aux procédures du système judiciaire irakien", poursuit le communiqué lu aux représentants des sociétés. Le texte officiel de l'accord sur le statut des forces en Irak (Sofa), qui doit encore être approuvé par le parlement irakien, n'a pas encore été rendu public mais selon l'un de ces deux responsables, qui s'exprimaient devant la presse sous le couvert de l'anonymat, il stipule que les sociétés privées de sécurité "doivent répondre de leurs actes en premier lieu devant la loi irakienne". Les effectifs des compagnies privées en Irak sont supérieurs à ceux de l'armée américaine: l'armée américaine compte 150.000 hommes et femmes déployés sur 400 bases, alors que 122 sociétés privées de sécurité --américaines et britanniques notamment-- y disposent de 163.000 employés qui y assurent notamment des tâches de protection rapprochée des personnalités américaines et irakiennes. De son côté, le département d'Etat emploie 5.500 sous-traitants, tandis que l'Agence américaine pour le développement international (USAID) en emploie 4.800. Le haut responsable du Pentagone a assuré qu'aucune compagnie privée n'avait menacé de quitter l'Irak en raison de la levée de son immunité dans ce pays. "Plusieurs ont exprimé des inquiétudes mais personne à ma connaissance n'a encore sauté le pas", a-t-il indiqué. Il a expliqué que ces sociétés avaient déjà commencé à s'adapter, la levée de cette immunité étant largement attendue depuis l'incident ayant impliqué la société américaine Blackwater en septembre 2007, lorsque des agents de celle-ci qui escortaient un convoi diplomatique avaient ouvert le feu à un carrefour de Bagdad, tuant 17 civils. Quelque 49% des 163.000 employés des sous-traitants du Pentagone sont Irakiens, a-t-il souligné. 34% d'entre eux sont originaires de pays tiers et 17% seulement sont américains.

ETATS-UNIS : Les contours de la nouvelle administration du président élu des Etats-Unis Barack Obama, où se retrouveront des anciens de l'ère Clinton et des républicains, commençaient à prendre forme jeudi après de nouvelles fuites dans la presse. Depuis l'annonce de la nomination de Rahm Emanuel comme Secrétaire général de la Maison Blanche deux jours après son élection, M. Obama et son équipe de transition ont distillé peu à peu les noms de certains membres clés de la future administration. Comme l'a confirmé M. Obama lui-même dans un interview diffusée dimanche soir sur la chaîne CBS, la nouvelle administration comprendra des personnalités républicaines. Les spéculations grandissent sur un éventuel maintien au Pentagone de l'actuel titulaire du portefeuille Robert Gates. M. Gates a rencontré jeudi l'équipe de transition de M. Obama pour préparer le changement d'administration. Mais le nom de l'ancien combattant du Vietnam et sénateur républicain Charles (dit Chuck) Hagel, est également cité. En outre, soucieux de rassembler davantage au sein de son propre parti, M. Obama a également orienté ses recherches auprès des proches du couple Clinton, à commencer par Hillary elle-même, qui fait partie depuis la semaine dernière de la liste des personnalités susceptibles de devenir secrétaire d'Etat. Au ministère de la Justice, M. Obama va nommer pour la première fois un Noir, Eric Holder, lui aussi ancien de l'administration Clinton, ex-adjoint de la secrétaire à la Justice du président Bill Clinton, Janet Reno. Ce recours aux anciens de l'administration Clinton (1992-2000) pour occuper de hautes fonctions est sans surprise, car ils constituent un personnel politique encore jeune -- M. Holder par exemple a 57 ans. Au ministère de la Santé, poste clé en raison de la future réforme de la couverture maladie, le président élu s'apprête à nommer le sénateur Tom Daschle, ancien leader de la majorité démocrate du Sénat. Jeudi, la chaîne CNN annonçait la nomination de l'actuelle gouverneur démocrate de l'Arizona, Janet Napolitano, pour prendre la direction du ministère de la Sécurité intérieure. La chaîne américaine a également annoncé que Penny Pritzker, 49 ans, proche de M. Obama, était pressentie pour diriger le département du Commerce. Les nominations de plusieurs conseillers ont également été annoncées. Pete Rouse, proche de M. Obama, qui a travaillé auprès de lui au Sénat, a été nommé au poste de haut-conseiller. Mona Sutphen et Jim Messina seront secrétaires généraux adjoints. Mme Sutphen est une ancienne fonctionnaire des Affaires étrangères, tandis que M. Messina a été secrétaire parlementaire. Les nominations à d'autres postes clés comme celui de conseiller à la Sécurité nationale auprès du président, actuellement occupé par Stephen Hadley, sont toujours attendues. Au niveau ministériel, il manque également le poste de secrétaire au Trésor qui succédera à Henry Paulson. Parmi les noms cités se trouvent trois anciens de l'administration Clinton: les ex-secrétaires au Trésor Lawrence Summers et Robert Rubin, ainsi que l'ex-patron de la Réserve fédérale Paul Volcker. Les trois hommes, ainsi que d'autres personnalités ayant servi pendant les deux mandats de Bill Clinton, se tenaient aux côtés de Barack Obama lorsqu'il a donné sa première conférence de presse de président élu le 7 novembre à Chicago. Le nom de Timothy Geithner, président de la Réserve fédérale de New York, est également cité. Jeudi, le futur vice-président Joe Biden fêtait ses 66 ans, a indiqué l'équipe de transition qui ne prévoyait pas d'apparition publique pour la journée.

Un tribunal de Washington a ordonné jeudi la remise en liberté de cinq Algériens détenus à Guantanamo, infligeant un nouveau revers au président américain George Bush. Le juge de district Richard Leon s'est prononcé sur la base du verdict de la Cour suprême qui a reconnu aux pensionnaires de la prison américaine de Cuba le droit de contester leur détention. Barack Obama, futur président des Etats-Unis, a promis de fermer Guantanamo, ce qui n'empêche pas les procédures entamées par quelques 200 détenus de se poursuivent. A l'énoncé de son verdict, retransmis par téléphone à Guantanamo, le juge Leon a déclaré que les pouvoirs publics n'avaient pas apporté la preuve des intentions des plaignants, que George Bush a accusés de préparer un attentat contre l'ambassade américaine de Sarajevo. Arrêtés en Bosnie en octobre 2001, ils ont été transférés en janvier 2002 sur la base cubaine, où ils étaient détenus sans jugement en tant qu'"ennemis combattants". Les avocats du département de la Justice ont annoncé le mois dernier qu'ils n'avaient pas l'intention de reprendre les allégations du président pour justifier le maintien en détention des suspects. Ils les ont en revanche accusés d'avoir voulu gagner l'Afghanistan fin 2001 pour combattre dans les rangs des taliban contre les forces américaines. Pour les cinq dont le magistrat a ordonné la remise en liberté, les éléments à charges, qui reposent sur une source anonyme, ont été jugés insuffisants. Le magistrat les a en revanche jugés convaincants pour un sixième Algérien, Belkacem Bensayah. "Nous contestons la décision de la cour selon laquelle nous n'avons pas apporté la preuve de la charge concernant les (cinq) autres détenus", a réagi le porte-parole de la Maison blanche, Tony Fratto. Les pouvoirs publics peuvent faire appel, mais le juge les a invités à y renoncer. La décision du juge Leon est la deuxième de ce type. Le mois dernier, le juge Ricardo Urbina avait ordonné la remise en liberté de 17 Ouïgours, minorité musulmane chinoise. Les autorités ont fait appel. Il reste 255 détenus en captivité à Guantanamo.

La communauté internationale cherche des solutions anti-piraterie : L'Union africaine, l'ONU et les pays riverains de la mer Rouge, tous tentaient jeudi de trouver des solutions contre la piraterie qui sévit dans le golfe d'Aden, l'une des voies maritimes les plus empruntées par la marine marchande. Sept pays arabes se sont réunis au Caire à huis clos pour définir une stratégie commune contre ce fléau: l'Egypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite, le Yémen, Djibouti, le Soudan, ainsi que la Somalie, où se réfugient les pirates. L'Egypte tire sa principale source de revenus du Canal de Suez, qui relie la Méditerranée à la mer Rouge. Les attaques de navires marchands, avec prises d'otages et demandes de rançon, se sont multipliées ces derniers mois dans le golfe d'Aden, entre mer Rouge et l'océan Indien. Pour relier l'Europe à l'Asie, plusieurs armateurs ont déjà décidé de ne plus emprunter cet itinéraire, plus court mais désormais trop dangereux: le Norvégien Odfjell, par exemple, a ordonné mardi à ses plus de 90 pétroliers de faire le long détour par le Cap de Bonne-Espérance, la pointe sud de l'Afrique. L'armateur danois Moller-Maersk a pris la même décision jeudi pour ses navires les plus lents. L'Egypte a donc tout intérêt à ce que les eaux du golfe d'Aden deviennent moins agitées. Les sept pays arabes rassemblés au Caire devaient se pencher sur plusieurs options, a indiqué le diplomate égyptien Wafaa Bassem avant la réunion: un centre de surveillance de la piraterie, des manoeuvres conjointes des marines arabes et un système d'alerte pour les bateaux naviguant sur la mer Rouge. Cependant, aucune mesure concrète n'a été annoncée à l'issue de la réunion. "Les pays arabes de la mer Rouge soulignent qu'ils sont responsables de la sécurité de la mer Rouge et capables d'assurer la navigation sur cette mer et de répondre à toutes les menaces", affirme leur communiqué conjoint. Par ailleurs, l'Union africaine a exhorté jeudi l'ONU à dépêcher des casques bleus en Somalie. Le président de la Commission de l'UA Jean Ping a estimé que les derniers détournements indiquaient clairement une "détérioration de la situation, avec des conséquences d'une portée considérable pour (la Somalie), la région et la communauté internationale au sens plus large". Depuis le début de l'année, 95 bateaux ont été attaqués dans le golfe d'Aden, dont 39 ont été détournés. Rien que durant ces deux dernières semaines, huit navires ont été saisis par les pirates, dont le superpétrolier saoudien Sirius Star avec dans ses cuves pour 100 millions de dollars de brut. Des centaines de membres d'équipage sont actuellement retenus en otages par les pirates, sur les côtes est et sud de la Somalie. L'OTAN, les Etats-Unis, la Russie et d'autres pays ont envoyé des bâtiments sur zone pour assurer la sécurité des transports maritimes. Mardi, un navire de guerre indien a coulé un bateau qui correspondait à la description établie dans plusieurs signalements d'actes de piraterie. Le Bureau maritime international (BMI) estime que cette sévérité peut s'avérer efficace. "Il est temps que des mesures vigoureuses de ce genre soient prises", a commenté Noel Choong, directeur du centre de signalement des actes de piraterie du BMI. "Si tous les navires de guerre font cela, ce sera une forte dissuasion. Mais si ça reste un cas isolé, alors ça ne fonctionnera pas". A New York, le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé jeudi à l'unanimité d'imposer de nouvelles sanctions à la Somalie, visant des personnes, physiques ou morales, afin de limiter le trafic d'armes. Une commission va être mise sur pied, qui devra dresser la liste des personnes dont les avoirs seront gelés. "Le principal objectif est de fournir un cadre pour stopper le flux d'armes qui entrent en Somalie et qui provoquent là-bas un tel chaos", a déclaré l'ambassadeur britannique à l'ONU John Sawers, dont le pays est à l'origine de cette initiative.

FRANCE : Le fonds stratégique d'investissement dont Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi les contours ne sera pas un fonds souverain à l'image de ceux mis en place par des monarchies du Golfe ou la Norvège. "Ce n'est pas un fonds souverain au sens où on l'entend, qui sert à gérer dans un Etat donné des excédents structurels de balance des paiements. (...) C'est un fonds stratégique qui est à la fois offensif et défensif et qui, dans sa partie défensive, peut servir à protéger des intérêts souverains", précise-t-on. Ses investissements seront de trois ordres :
- dans les PME dites "de croissance", qui ont des capacités de développement et qui ne trouvent pas de fonds propres sur les marchés ;
- dans les entreprises moyennes, cotées ou non, dont il convient de conforter le développement dans des filières technologiques ou considérées comme d'avenir.
- pour stabiliser le capital d'entreprises cotées, y compris de grande taille, qui présenteraient un caractère stratégique mais qui, de par leur structure actionnariale, pourraient être vulnérables. Ce fonds sera une filiale à part entière de la Caisse des dépôts. L'Etat en détiendra "au plus 49%", dans un premier temps, et "au moins 34%" à terme . "La CDC était déjà un investisseur à long terme et on a souhaité s'appuyer sur ce qui existait", dit-on à l'Elysée . Il sera doté pour démarrer de 20 milliards d'euros, apportés plus ou moins à parité par l'établissement public et l'Etat. Six milliards le seront sous forme de cash, via de la dette levée sur les marchés, le solde provenant d'apports d'actifs. Pour la CDC, il s'agira de l'ensemble de ses participations stratégiques à l'exception notable de ses 40% dans CNP Assurances ou de ses 18% dans la banque franco-belge Dexia. Mais il y aura celles dans Accor, Veolia, Icade, la Cie des Alpes ou sa filiale de transport Transdev, ainsi que l'ensemble des participations de CDC Entreprises, qui investit dans les PME .
SECTEURS PRIORITAIRES
Les fonds d'épargne centralisés auprès de la CDC, qui sont mobilisés pour le financement du logement social et, depuis récemment, celui des PME, ne seront pas mis à contribution. L'Etat apportera des participations minoritaires comme celles de 15,65% dans Air France, de 15% dans Renault ou une partie seulement des 26,7% qu'il détient encore dans France Télécom. Celle prise récemment dans les Chantiers de l'Atlantique sera également apportée. Sont exclues en revanche les participations de contrôle comme EDF, Areva, ADP ou celle dans GDF Suez, dont le niveau est fixé par la loi, de même que celles dans les groupes publics comme La Poste, la RATP et la SNCF ou encore dans des sociétés contrôlées avec d'autres investisseurs, par exemple EADS, Thales et Safran dans le secteur de la défense. Le fonds aura vocation à détenir des participations pendant une certaine période, de l'ordre de deux ans minimum jusqu'à dix ans, et son capital sera ouvert à d'autres investisseurs, ceux-ci pouvant se contenter de participer à des co-investissements. Des secteurs prioritaires ont été identifiés, comme l'aéronautique, la haute technologie et l'automobile. Mais il ne s'interdira pas d'intervenir sur l'ensemble d'une filière via un fonds dédié. Il sera doté d'un conseil d'administration de sept membres : deux viendront de la CDC, dont son directeur général qui le présidera, et deux de l'Etat, deux autres étant des personnalités qualifiées extérieures auxquelles s'ajouteront le directeur général du fonds. Ils seront épaulés par un comité d'orientation stratégique présidé par le président de Sanofi Aventis, Jean-François Dehecq, qui sera plus large (20 membres) et ouvert à différentes sensibilités économiques et sociales - partenaires sociaux, économistes, représentants du mondé économique -, chargé de définir une doctrine et une stratégie d'investissement. Ce fonds à vocation à intervenir en tant qu'"investisseur avisé", c'est-à-dire pas à fonds perdu dans des projets sans avenir, dans l'optique d'afficher un certain niveau de rentabilité. Il est prévu ainsi qu'il distribue l'ensemble de ses bénéfices à ses actionnaires sauf si le conseil en décidait autrement.

ITALIE : L'administrateur d'Alitalia a annoncé jeudi qu'il avait officiellement accepté de vendre une partie des actifs de la compagnie à la Compagnie aérienne italienne (CAI), une alliance d'investisseurs emmenés par le président de Piaggio Roberto Colaninno. Augusto Fantozzi a précisé qu'il avait accepté l'offre de la CAI. Le gouvernement, qui détient 49,9% du capital d'Alitalia, avait donné son feu vert pour la vente jeudi. L'accord est évalué à 1,05 milliard d'euros, avec les investisseurs qui reprennent environ 625 millions d'euros des dettes d'Alitalia et qui payent 427 millions d'euros en cash. Roberto Colaninno a présenté le 31 octobre son offre définitive de reprise d'Alitalia, actuellement en faillite. La nouvelle compagnie aérienne doit être lancée début décembre. La CAI, qui a annoncé son intention de se débarrasser des actifs non rentables d'Alitalia, recherche toujours une compagnie aérienne étrangère pour prendre une participation minoritaire. Certains syndicats protestent contre les suppressions d'emplois et la réduction du nombre de dessertes prévues dans le plan de reprise de la compagnie.

POLOGNE : Des chercheurs polonais disent avoir localisé la tombe et les restes de Nicolas Copernic: l'ADN d'un squelette découvert dans la cathédrale de Frombork correspond à celui de cheveux trouvés dans un livre ayant appartenu au célèbre chanoine et astronome, à qui l'on doit la théorie selon laquelle le Soleil - et non la Terre - est le centre de l'univers. A partir du crâne, dont il manque la mâchoire inférieure, le visage a été reconstitué et la ressemblance est frappante avec les portraits de Copernic, a expliqué jeudi lors d'une conférence de presse l'archéologue Jerzy Gassowski. L'on savait que Copernic était enterré dans la cathédrale de Frombork, où il avait été chanoine, mais aucun repère n'indiquait l'emplacement de sa tombe. L'équipe de Gassowski a entamé des recherches en 2004, à la demande de l'archevêché. L'année suivante, elle a trouvé des ossements sous le sol pavé, près de l'autel. Le crâne appartenait à un homme de 70 ans, l'âge de Copernic lorsqu'il est mort, en 1543. En outre, la reconstruction faciale présente un nez cassé et une coupure au-dessus de l'oeil gauche. Elle ressemble donc à un autoportrait du chanoine. "Nous pensions que notre travail nous avait fait découvrir les restes de Copernic mais il subsistait un petit doute", a déclaré Jerzy Gassowski, qui dirige l'Institut d'archéologie et d'anthropologie de Pultusk, dans le centre de la Pologne. L'équipe a alors fait appel à Marie Allen, du laboratoire de génétique de l'université d'Uppsala, en Suède. Cette dernière a trouvé quatre cheveux dans un livre ayant appartenu à Copernic et conservé à l'université où elle travaille. Elle a comparé leur ADN à celui de certains restes découverts à Frombork - une vertèbre, une dent et un fémur. "Nous avons prélevé quatre cheveux et deux d'entre eux proviennent du même individu que les os", a assuré Marie Allen.

SOMALIE : Les pirates somaliens à bord du superpétrolier saoudien Sirius Star ont réclamé jeudi une rançon de 25 millions de dollars sous dix jours, soutenus par une centaine de combattants qui se sont rassemblés dans le petit port d'Harardere où le bateau est ancré. "Nous demandons 25 millions de dollars aux propriétaires saoudiens du pétrolier. Nous ne voulons pas de discussions qui s'éternisent pour régler cette affaire", a déclaré un des pirates, Mohamed Said, joint par l'AFP à bord du Sirius Star au téléphone depuis Nairobi. "Les Saoudiens ont dix jours pour satisfaire" cette demande, "sinon nous agirons d'une manière qui pourrait être désastreuse", a-t-il ajouté sans autre précision. Au moins une centaine de combattants soutenant les pirates somaliens ont afflué jeudi dans le petit port d'Harardere où le bateau est ancré, dans la crainte d'une attaque visant à le libérer, ont indiqué des habitants. Les combattants se sont rassemblés à Harardere, situé à environ 300 km au nord de la capitale Mogadiscio, et dans ses environs, dans la crainte que des forces anti-pirates ne lancent une opération pour délivrer le bateau ancré dans ce port devenu la capitale mondiale de la piraterie. "Les combattants sont venus de la région de Gulgudud et Mudug", dans le centre de la Somalie, a déclaré Mohamed Awale, un habitant d'Harardere. "D'autres miliciens doivent encore arriver pour soutenir leurs frères", a déclaré Mohamed Awale. Les pirates ont capturé samedi le superpétrolier chargé de deux millions de barils de brut, soit l'équivalent de 300.000 tonnes de pétrole. Le bateau, dont la cargaison vaut environ 100 millions de dollars, est ancré depuis mardi à Harardere. Mercredi, le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Saoud al-Fayçal, avait déjà fait état de négociations. "Je sais que les propriétaires du pétrolier négocient. Nous n'aimons pas négocier avec les terroristes ou avec les preneurs d'otages. Mais les propriétaires du pétrolier sont les arbitres en dernier lieu de ce qui se passe là-bas", a-t-il expliqué. La capture du Sirius Star, long de 330 mètres, est l'opération de piraterie la plus spectaculaire menée au large de la Somalie. Selon le Bureau maritime international (BMI), 94 bateaux ont été attaqués par des pirates somaliens depuis janvier. Trente-huit navires ont été détournés dont 17 sont toujours aux mains des pirates avec 250 membres d'équipage. Plusieurs pays ont déjà dépêché des navires de guerre au large de la Somalie pour lutter contre les bandits des mers, qui continuent cependant de s'emparer de bateaux pour obtenir des rançons. Face à la persistance des attaques, la Russie qui a déjà un navire militaire dans la zone, a annoncé jeudi l'envoi d'autres bâtiments. Se démarquant de la position russe, Washington - qui a déjà une imposante force navale dans l'océan Indien - a jugé que l'approche militaire n'était pas adéquate. La multiplication des attaques des pirates inquiète également les pays riverains de la mer Rouge, car elle risque d'entraîner une diminution du trafic maritime. Réunis jeudi au Caire, des responsables égyptiens, jordaniens, saoudiens, soudanais et yéménites ont envisagé "toutes les options" pour lutter contre la piraterie, selon le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Hossam Zaki. "Le phénomène menace la navigation dans la mer Rouge, et amène certains bateaux à choisir d'autres routes", s'est-il alarmé. L'Egypte tire d'importants revenus du trafic maritime dans le canal de Suez. L'Union africaine (UA) a elle rappelé que l'explosion de la piraterie n'était que la conséquence du chaos régnant en Somalie depuis le début d'une guerre civile en 1991. La fin de la piraterie passe par le retour à la paix, a souligné le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, en redemandant l'envoi du force de paix de l'ONU dans le pays.

UNION EUROPEENNE : Bruxelles a écarté l'idée très controversée d'installer des scanners corporels dans tous les aéroports de l'UE, mais maintient les règles en vigueur sur les liquides autorisés dans les sacs pris en cabine, a indiqué jeudi un porte-parole de la Commission européenne. Elle souhaite se donner plus de temps pour "analyser" l'opportunité d'installer des scanners corporels pour contrôler les passagers dans les aéroports de l'UE, a précisé le porte-parole. Le chef de file des députés socialistes au Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, a salué une "sage décision", rappelant son opposition à "une mesure dégradante et peu respectueuse de la dignité humaine". "Cette décision me parait d'autant plus justifiée que nous n'étions pas certains des effets de ces machines sur la santé", a pour sa part commenté l'eurodéputée socialiste française Martine Roure "Je pense qu'il était disproportionné de soumettre tous les passagers aériens à ce type de contrôles au nom de la lutte contre le terrorisme", a-t-elle ajouté. L'installation de scanners corporels, évoquée en septembre par la Commission, avait provoqué un tollé le mois dernier au Parlement européen. Certains pays, l'Allemagne en tête, s'étaient également déclarés très partagés sur une telle mesure, par crainte d'être accusés de voyeurisme. Les ondes de ces appareils traversent en effet les vêtements et dessinent sur l'écran le corps dévêtu, en trois dimensions. Les eurodéputés avaient réclamé en octobre de Bruxelles des études sur l'impact économique, éthique, et sur la santé humaine de ces appareils déjà utilisés en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Suisse notamment. Sans convaincre, le commissaire européen aux Transports Antonio Tajani avait stipulé que le scanner corporel ne serait pas obligatoire, mais "une alternative aux fouilles manuelles", tandis que les images ne seraient jamais enregistrées ou conservées. Il y a un an, les eurodéputés avaient mené une autre fronde pour une révision des règles sur les liquides autorisés dans les sacs emportés en cabine dans les avions, critiquant le coût des confiscations et exprimant des doutes sur l'amélioration de la sécurité. La Commission avait catégoriquement refusé au nom de la menace terroriste, mais s'était engagée à revoir de façon régulière le règlement, en suivant de près les évolutions technologiques permettant de détecter des explosifs liquides. L'UE a introduit en novembre 2006 ces restrictions sur les liquides et autres gels autorisés en bagage à main. Trois mois plus tôt, en août, Londres avait annoncé avoir déjoué un projet d'attentat contre des avions assurant des liaisons transatlantiques au moyen d'explosifs liquides. Ces restrictions prévoient notamment que les passagers voyageant au départ de l'UE ne puissent plus prendre en cabine que des flacons ou des tubes d'une contenance n'excédant pas 100 ml. Des aménagements sont prévus pour les produits détaxés. Le règlement a occasionné de véritables montagnes de produits liquides confisqués devant les portiques de sécurité des aéroports de l'UE.



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